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6 juillet 2018

Mérite


On n'a pas ce qu’on mérite,
non,
on a ce qu’il faut voir
en nous-mêmes,
jusqu’au pire du pire,
s’il le faut,
pour en ressortir
indemne,
vivant
et brûlant
d’un amour pur.

(L'Amour à faire - Recueil II)

12 juin 2018

Suicide



La paix est notre véritable nature
car l’Amour est en paix
avec lui-même,
l’Amour n’est qu’Amour
et il voit tout
à partir de l’Amour,
voilà pour le principe,
au bord du suicide
je sais que vous ne voyez pas
les choses comme ça
mais n’espérez pas
trouver la paix
en vous suicidant,
car
en vous suicidant,
la souffrance qui vous tenaille,
la souffrance ignorante de l’Amour
se réincarne
et même si,
en vous suicidant,
vous vous débarrassez du problème,
vous ne faites que reculer l’échéance
de la réalisation de l’Amour en soi.

La souffrance ne peut se vaincre
en dehors de l’existence,
en dehors de notre Présence
à toute la souffrance,
en nous.

(Recueil II - L'Amour à faire)

6 mai 2018

Faire le show



Faire l’Amour,
ce n’est pas faire le show,
quand l’émotion remplace le courant de Vie
que l’on ne ressent plus en soi,
quand on prend la posture
qui n’est plus qu’imposture
à son ressenti d’Amour,
ce ressenti si fin
incapable de s’exprimer
véritablement
sous la chape émotionnelle
qui bétonne le flot d’Amour en nous,
ce flot vibrant,
libre d’émotion
est bien là,
ici,
pourtant.

(Recueil II - L'Amour à faire)

2 avril 2018

Si fin



L'Amour,
si fin,
ne peut être plus fort que tout.

(Recueil I - L'Amour à faire)

11 mars 2018

Tant que l'humain



Tant que l’humain n’ira pas au-delà de lui-même,
il pourra essayer encore et encore
de parvenir à toujours plus d’humanité,
il ne parviendra qu’à nourrir un peu plus
la terrible douleur
de son incomplétude.

(Extrait - Recueil I - L'Amour à faire)

21 février 2018

Notre au-delà


Recueil I - L'Amour à faire

25 décembre 2017

Approchez-vous

9350.jpg
Je vous mets au défi de vous approcher
de moi,
autrement dit,
de vous approcher au plus près
du précipice
qui engloutit toute votre humanité,
là où la folie vous terrorise,
là où la souffrance vous menace,
là où la peur vous tenaille,
là où les rêves disparaissent
à tout jamais,
cet endroit que vous appelez la mort
et dont
vous ne reviendrez pas,
c’est là que vous devez aller
si vous voulez revenir

à vous-même.

(Recueil IV - Poèmes du bout de la souffrance)

2 août 2017

L'Amour, cet inconnu

L’Amour
vous est inconnu
et pire que ça,
il vous semble folie,
il vous semble mauvais,
il vous semble malfaisant,
parce que vous l’ignorez,
parce que vous le refusez,
parce que vous le combattez
chaque fois qu’il s’offre à vous
et il s’offre à vous
encore et encore,
jusqu’à ce qu’il meurt
en vous,
à force d’ignorance,
à force d’indifférence,
à force de mauvais traitements,
oui,
un jour,
il meurt
en vous

et vous continuez à vivre
mais vous êtes mort.

(Recueil III - Poèmes du bout de la souffrance)

23 juillet 2017

Tout

Tout contredit
l’Amour en soi,
absolument tout,
et s’y plonger résolument,
sans condition,
est l’exploit
le plus absolu qui soit,
le plus naturel aussi.

Autant d’insuccès
dans le monde,
autant d’incompréhensions
jusqu’au désespoir,
autant de possibilités d’Amour
et autant de succès assuré
de son éclosion,
en soi,
et donc partout,
où notre regard se porte,

partout dans le monde.

(Recueil III - Poèmes du bout de la souffrance)

8 juin 2017

Viol en ce monde

Viol en ce monde
Toujours plus de violence
en ce monde
et toujours plus de rejet
de cette violence.

Toujours plus de rejet
de la violence du monde
et toujours plus d’enchères
de cette violence.

Rejetée de ce monde,
la violence en est poussée
à l’extrême
et sa sortie du monde
en est reculée
un peu plus
chaque jour
davantage.

La violence du monde
est le viol de l’Amour.

(Recueil III - Poèmes du bout de la souffrance)

2 juin 2017

Percer le secret

Un vent d'Amour

Il est un élément qui n’est jamais pris en compte
dans la société humaine,
par la justice,
par la police,
par la psychiatrie,
par la médecine,
par l’école,
par les services sociaux
et par tous ceux en charge du traitement et du suivi psychologique et thérapeutique des fauteurs de troubles ou de leurs victimes,

c’est la retenue et le déni de l’Amour en soi.

Pourtant, cette retenue et ce déni sont facilement mesurables
et ce qui peut le mesurer facilement,
c’est l’Amour ressenti en soi.

Mais nous avons si peur de l’Amour
que nous le bannissons en tout lieu
et en premier lieu,
au cœur de nous-mêmes,
le considérant comme une réserve gardée,
un secret
qu’il ne faut surtout pas percer.

Et bien, perçons le secret maintenant !

Car l’atmosphère est lourde à crever,
l’atmosphère est oppressante car
des enfants meurent tous les jours
de ce manque d’Amour,
des crimes sauvages sont commis
alors qu’aucun animal sauvage,
à ce jour,
dans son milieu,
sans les hommes,
n’est jamais mort de manque d’Amour,
car l’animal,
docilement,
laisse le vent frais de l’Amour
le pénétrer

alors que l’homme,
non.

(Recueil II - Poèmes du bout de la souffrance)

7 mai 2017

Guérir en amont

Guérir en amont
C’est guérir en amont qui sauve de tout
et nous libère de l’existence.

Guérir en amont nous propulse
hors de la raison et de son emprise,
hors de la souffrance et de son emprise,
hors de toute victoire à partager et à savourer.

Pour guérir en amont,

d’abord,
juste savoir ce que l’on veut,
se guérir de toutes les blessures
ou continuer à vivre malgré tout,
malgré les blessures,
ce n’est pas la même chose.

Et puis,
traverser l’enfer de ses douleurs,
sans attendre
mais en prenant le temps qu’il faut.

Enfin,
continuer à vivre.

(Recueil II - Poèmes du bout de la souffrance)

26 avril 2017

Le Mystère en réalité


Le Mystère est pénétrant,
le Mystère pénètre la brèche qui s’est faite à l’intérieur de soi,
quand on en peut plus de notre humanité,
quand on en peut plus de construire des murs que l’on croit ouvertures au monde,
alors qu’ils ne sont que des barricades sur l’artère de notre cœur.

Se laisser aller au Mystère de l’Etre est le courage absolu quand il nous pénètre le corps,
quand il force le passage en nous,
quand il nous rend agonisant sur le bord du chemin,
implorant une mise à mort immédiate,
comme un soulagement des tiraillements incessants qui se ressentent en nous.

Le Mystère perce la souffrance en nous,
c’est cela qu’il fait en réalité,
car, en réalité,
c’est dans la chair qu’il agit,
et nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était
pendant que le monde entier ne sait rien de tout cela.

Quelle étrange douleur que la lumière soit si brûlante,
il n’est plus rien de stable,
il n’est plus rien de vrai,
il n’est plus rien à découvrir de réel
mais à s’enfoncer toujours plus dans l’obscurité de ses terres si profondes,
si terrifiantes,
que même le film d’horreur le plus angoissant,
nous parait bien doux,

face à la terreur de notre réalité.

(Recueil I - Poèmes du bout de la souffrance)

20 avril 2017

Je ne peux que l'appeler Amour

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Cet Amour qui déferle en moi,
cet Amour si improbable et si nouveau,
cet Amour qui arrache tous mes repères,
cet Amour si destructeur de pensées et d’émotions,
cet Amour est si intense,
que,
tel quel,
dans sa force invincible,
dans sa pureté infinie,
dans sa bienveillance absolue,
cet Amour,
telle une bombe en moi,
déchiquetant la moindre parcelle de tout mon corps,
m’exploserait en mille morceaux,
si,
n’ayant que faire de ma terreur,
cet Amour si mal connu et invisible,
cet Amour ressenti si puissamment,
n’avait la bonté suprême
et la sagesse avec,
de s’insinuer en moi,
tel un virus indétectable,
me libérant irrémédiablement
de toute lourdeur de ma présence ici,

tout en me laissant agir
à ma guise,

comme libérée d’être libre.

(Recueil II - Poèmes du bout de la souffrance)

31 mars 2017

La nature en soi

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Hors du commun,
mais tellement ordinaire,

tel est l’Amour en soi.

Telle est aussi la nature,
cette nature d’arbres qui poussent
et d’insectes qui volent,
cette nature de cieux tourmentés
et de rivières sauvages,

cette nature est en soi.

L’Amour est la nature en soi.

(Recueil II - Poèmes du bout de la souffrance)

22 février 2017

L'insupportable éveil

L’éveil est insupportable,
l’éveil est cette insupportable réalité à découvrir
et à incarner,
non pas aux yeux du monde,
car il n’est rien aux yeux du monde,
mais dans le monde,
au sein du monde,
dans son intérieur,
dans son effervescence.

(Recueil II - Poèmes du bout de la souffrance)

25 janvier 2017

S'en foutre

S’en foutre d’une vie spirituelle,
s’en foutre d’une vie après la mort,
s’en foutre de réaliser l’éveil,
s’en foutre de tout,
apprécier la Vie que l’on vit,
s’en faire une Joie,
se prélasser dans la forme qu’elle prend,
se détendre dans ses circonvolutions
et si la Joie n’est pas là, si quelque chose blesse la détente,
alléluia,
le chemin est là,
devant soi,
comme un chemin d’éveil qui s’ouvre à soi,
prendre ce chemin,
s’y engager la peur au ventre ou la fleur au fusil,
accueillir ses larmes au creux d’un sillon,
grimper ses montagnes d’espoirs vains,
s’enlever les flèches que l’on se plante au milieu d’un champ fleuri,
s’effondrer sur le chemin,
demander grâce au bord d’une mer déchainée,
se noyer pour ne pas mourir du froid de tant de peines,
avaler à pleins poumons toute l’eau de cette mer nourrissante,
se détendre dans ses courants changeants,
baigner dans l’immensité fluide et palpable de cette eau libérée de la matière,
redevenir neuf,
se reconnaitre libéré(e) de sa substance.

Etre Rien,
s’en foutre de Tout,
faire honneur à la Vie en soi.


(Recueil I - Poèmes du bout de la souffrance)

17 janvier 2017

Entrée en méditation

Si vous voulez quand même méditer,
malgré tout,
car peut-être vous voulez trouver l’Or en votre cœur,
peut-être vous voulez aller au bout de vos rêves,
peut-être vous en avez marre de vos conditions de vie,
alors,
si la méditation s’impose à vous,
comme un mineur qui doit descendre à la mine,
comme un mineur qui doit creuser sa galerie,
muni de sa pioche et de sa lampe,
vous allez devoir sonder votre terre et l’attaquer avec les bons outils,
comme un mineur de fond,
vous allez devoir être fort et courageux,
car c’est creuser dont il s’agit,
creuser toujours plus profond
et pour cela il faut descendre toujours plus bas,
dans des profondeurs jamais atteintes.

Méditer,
ce n’est pas rester à l’air libre devant la mine,
ce n’est pas déployer sa belle nappe blanche et sortir son pique-nique,
ce n’est pas profiter du soleil pendant qu’il brille en mangeant son casse-croûte
et s’extasier,
‘oh là là, comme la mine est profonde !’

et s’endormir doucement sur le drap blanc,
en rêvant qu’on creuse.

Ah, méditer !
Le rêve absolu.

(Recueil I - Poèmes du bout de la souffrance)

15 janvier 2017

La méditation

Ce qui s’apprend ici,
un mendiant, un docteur ou un professeur peut vous l’apprendre,
ce qui s’apprend ici,
un artiste, un vendeur ou un ouvrier peut vous l’apprendre aussi.
Ce qui s’apprend ici n’est ni une méditation, ni un moyen de vivre mieux,
par la pleine conscience ou le moment présent.

Ce qui se joue ici,
sans validation de la science,
sans connaissance à retenir,
sans voie express à emprunter,
c’est une reconnaissance directe,
une pure méditation,
un émerveillement sans fin.

Quand toutes les émotions s’envolent,
quand toutes les peurs s’évacuent,
quand toutes les angoisses disparaissent,
alors là,
là seulement,
oui, vous pouvez dire enfin
je médite.

Donc,
il est un chemin à prendre,
qui n’est ni celui d’une méditation,
ni celui d’une pensée lumineuse,
ni celui d’une supra conscience,
mais celui de voir et de sentir l’obscur en soi,
la peine en soi,
la peur en soi,
l’inavouable en soi,
la guerre en soi,
l’immense douleur d’une séparation qui est en chacun de nous.

Aucune méditation,
aussi utile qu’elle soit pour ‘se poser en soi’,
ne pourra jamais agir
sur la Vie que nous sommes d’ores et déjà,
mais il est une nécessité à admettre,
une évidence à ne plus nier,
celle que nous nous cachons,
depuis des lustres,
depuis notre enfance,
depuis toujours,
cette évidence de notre souffrance,
de notre peine,
de notre peur,
de notre terrible effroi,

face à notre vraie nature.

(Recueil I - Poèmes du bout de la souffrance)

9 janvier 2017

L'écroulement

Quand tout s’est écroulé,
quand l’espoir de jours meilleurs s’en est allé,
quand plus rien ni personne ne peut vous consoler,
sur quelles bases voulez-vous reconstruire ?

La peine vous anéanti(e),
la peine ne peut pas plus vous anéantir,
vous êtes au cœur de la peine
et pourtant on vous dit qu’il faut vous reconstruire…

Comme un esclave qui se remet les chaines qu’on lui a coupées,
vous remontez les murs de votre prison
et on va vous acclamer pour ça.

Mais,
si tout en vous demande la Vie,
si tout en vous réclame la Paix,
si tout en vous implore la Joie,
alors,
abandonnez tout espoir de jours meilleurs,
restez au cœur de cette peine,
immergez-vous dans cette peine,
en pleine connaissance de cause,

voyez de quoi il en retourne.

Et réalisez que la peine n’a pas de fond
car au fond de la peine
réside la Joie.

(Recueil I - Poèmes du bout de la souffrance)

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