dansedelarealite

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

25 décembre 2017

Approchez-vous

9350.jpg
Je vous mets au défi de vous approcher
de moi,
autrement dit,
de vous approcher au plus près
du précipice
qui engloutit toute votre humanité,
là où la folie vous terrorise,
là où la souffrance vous menace,
là où la peur vous tenaille,
là où les rêves disparaissent
à tout jamais,
cet endroit que vous appelez la mort
et dont
vous ne reviendrez pas,
c’est là que vous devez aller
si vous voulez revenir

à vous-même.

2 août 2017

L'Amour, cet inconnu

L’Amour
vous est inconnu
et pire que ça,
il vous semble folie,
il vous semble mauvais,
il vous semble malfaisant,
parce que vous l’ignorez,
parce que vous le refusez,
parce que vous le combattez
chaque fois qu’il s’offre à vous
et il s’offre à vous
encore et encore,
jusqu’à ce qu’il meurt
en vous,
à force d’ignorance,
à force d’indifférence,
à force de mauvais traitements,
oui,
un jour,
il meurt
en vous

et vous continuez à vivre
mais vous êtes mort.

23 juillet 2017

Tout

Tout contredit
l’Amour en soi,
absolument tout,
et s’y plonger résolument,
sans condition,
est l’exploit
le plus absolu qui soit,
le plus naturel aussi.

Autant d’insuccès
dans le monde,
autant d’incompréhensions
jusqu’au désespoir,
autant de possibilités d’Amour
et autant de succès assuré
de son éclosion,
en soi,
et donc partout,
où notre regard se porte,

partout dans le monde.

8 juin 2017

Viol en ce monde

Viol en ce monde
Toujours plus de violence
en ce monde
et toujours plus de rejet
de cette violence.

Toujours plus de rejet
de la violence du monde
et toujours plus d’enchères
de cette violence.

Rejetée de ce monde,
la violence en est poussée
à l’extrême
et sa sortie du monde
en est reculée
un peu plus
chaque jour
davantage.

La violence du monde
est le viol de l’Amour.

2 juin 2017

Un vent d'Amour

Un vent d'Amour

Il est un élément qui n’est jamais pris en compte
dans la société humaine,
par la justice,
par la police,
par la psychiatrie,
par la médecine,
par l’école,
par les services sociaux
et par tous ceux en charge du traitement et du suivi psychologique et thérapeutique des fauteurs de troubles ou de leurs victimes,

c’est la retenue et le déni de l’Amour en soi.

Pourtant, cette retenue et ce déni sont facilement mesurables
et ce qui peut le mesurer facilement,
c’est l’Amour ressenti en soi.

Mais nous avons si peur de l’Amour
que nous le bannissons en tout lieu
et en premier lieu,
au cœur de nous-mêmes,
le considérant comme une réserve gardée,
un secret
qu’il ne faut surtout pas percer.

Et bien, perçons le secret maintenant !

Car l’atmosphère est lourde à crever,
l’atmosphère est oppressante car
des enfants meurent tous les jours
de ce manque d’Amour,
des crimes sauvages sont commis
alors qu’aucun animal sauvage,
à ce jour,
dans son milieu,
sans les hommes,
n’est jamais mort de manque d’Amour,
car l’animal,
docilement,
laisse le vent frais de l’Amour
le pénétrer

alors que l’homme,
non.

7 mai 2017

Guérir en amont

Guérir en amont
C’est guérir en amont qui sauve de tout
et nous libère de l’existence.

Guérir en amont nous propulse
hors de la raison et de son emprise,
hors de la souffrance et de son emprise,
hors de toute victoire à partager et à savourer.

Pour guérir en amont,

d’abord,
juste savoir ce que l’on veut,
se guérir de toutes les blessures
ou continuer à vivre malgré tout,
malgré les blessures,
ce n’est pas la même chose.

Et puis,
traverser l’enfer de ses douleurs,
sans attendre
mais en prenant le temps qu’il faut.

Enfin,
continuer à vivre.

26 avril 2017

Le Mystère en réalité


Le Mystère est pénétrant,
le Mystère pénètre la brèche qui s’est faite à l’intérieur de soi,
quand on en peut plus de notre humanité,
quand on en peut plus de construire des murs que l’on croit ouvertures au monde,
alors qu’ils ne sont que des barricades sur l’artère de notre cœur.

Se laisser aller au Mystère de l’Etre est le courage absolu quand il nous pénètre le corps,
quand il force le passage en nous,
quand il nous rend agonisant sur le bord du chemin,
implorant une mise à mort immédiate,
comme un soulagement des tiraillements incessants qui se ressentent en nous.

Le Mystère perce la souffrance en nous,
c’est cela qu’il fait en réalité,
car, en réalité,
c’est dans la chair qu’il agit,
et nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était
pendant que le monde entier ne sait rien de tout cela.

Quelle étrange douleur que la lumière soit si brûlante,
il n’est plus rien de stable,
il n’est plus rien de vrai,
il n’est plus rien à découvrir de réel
mais à s’enfoncer toujours plus dans l’obscurité de ses terres si profondes,
si terrifiantes,
que même le film d’horreur le plus angoissant,
nous parait bien doux,

face à la terreur de notre réalité.

20 avril 2017

Je ne peux que l'appeler Amour

5864.jpg
Cet Amour qui déferle en moi,
cet Amour si improbable et si nouveau,
cet Amour qui arrache tous mes repères,
cet Amour si destructeur de pensées et d’émotions,
cet Amour est si intense,
que,
tel quel,
dans sa force invincible,
dans sa pureté infinie,
dans sa bienveillance absolue,
cet Amour,
telle une bombe en moi,
déchiquetant la moindre parcelle de tout mon corps,
m’exploserait en mille morceaux,
si,
n’ayant que faire de ma terreur,
cet Amour si mal connu et invisible,
cet Amour ressenti si puissamment,
n’avait la bonté suprême
et la sagesse avec,
de s’insinuer en moi,
tel un virus indétectable,
me libérant irrémédiablement
de toute lourdeur de ma présence ici,

tout en me laissant agir
à ma guise,

comme libérée d’être libre.

31 mars 2017

La nature en soi

5097-pour-blog-DR.jpg

Hors du commun,
mais tellement ordinaire,

tel est l’Amour en soi.

Telle est aussi la nature,
cette nature d’arbres qui poussent
et d’insectes qui volent,
cette nature de cieux tourmentés
et de rivières sauvages,

cette nature est en soi.

L’Amour est la nature en soi.

22 février 2017

L'insupportable éveil

L’éveil est insupportable,
l’éveil est cette insupportable réalité à découvrir
et à incarner,
non pas aux yeux du monde,
car il n’est rien aux yeux du monde,
mais dans le monde,
au sein du monde,
dans son intérieur,
dans son effervescence.

25 janvier 2017

S'en foutre

S’en foutre d’une vie spirituelle,
s’en foutre d’une vie après la mort,
s’en foutre de réaliser l’éveil,
s’en foutre de tout,
apprécier la Vie que l’on vit,
s’en faire une Joie,
se prélasser dans la forme qu’elle prend,
se détendre dans ses circonvolutions
et si la Joie n’est pas là, si quelque chose blesse la détente,
alléluia,
le chemin est là,
devant soi,
comme un chemin d’éveil qui s’ouvre à soi,
prendre ce chemin,
s’y engager la peur au ventre ou la fleur au fusil,
accueillir ses larmes au creux d’un sillon,
grimper ses montagnes d’espoirs vains,
s’enlever les flèches que l’on se plante au milieu d’un champ fleuri,
s’effondrer sur le chemin,
demander grâce au bord d’une mer déchainée,
se noyer pour ne pas mourir du froid de tant de peines,
avaler à pleins poumons toute l’eau de cette mer nourrissante,
se détendre dans ses courants changeants,
baigner dans l’immensité fluide et palpable de cette eau libérée de la matière,
redevenir neuf,
se reconnaitre libéré(e) de sa substance.

Etre Rien,
s’en foutre de Tout,
faire honneur à la Vie en soi.

17 janvier 2017

Entrée en méditation

Si vous voulez quand même méditer,
malgré tout,
car peut-être vous voulez trouver l’Or en votre cœur,
peut-être vous voulez aller au bout de vos rêves,
peut-être vous en avez marre de vos conditions de vie,
alors,
si la méditation s’impose à vous,
comme un mineur qui doit descendre à la mine,
comme un mineur qui doit creuser sa galerie,
muni de sa pioche et de sa lampe,
vous allez devoir sonder votre terre et l’attaquer avec les bons outils,
comme un mineur de fond,
vous allez devoir être fort et courageux,
car c’est creuser dont il s’agit,
creuser toujours plus profond
et pour cela il faut descendre toujours plus bas,
dans des profondeurs jamais atteintes.

Méditer,
ce n’est pas rester à l’air libre devant la mine,
ce n’est pas déployer sa belle nappe blanche et sortir son pique-nique,
ce n’est pas profiter du soleil pendant qu’il brille en mangeant son casse-croûte
et s’extasier,
‘oh là là, comme la mine est profonde !’

et s’endormir doucement sur le drap blanc,
en rêvant qu’on creuse.

Ah, méditer !
Le rêve absolu.

15 janvier 2017

La méditation

Ce qui s’apprend ici,
un mendiant, un docteur ou un professeur peut vous l’apprendre,
ce qui s’apprend ici,
un artiste, un vendeur ou un ouvrier peut vous l’apprendre aussi.
Ce qui s’apprend ici n’est ni une méditation, ni un moyen de vivre mieux,
par la pleine conscience ou le moment présent.

Ce qui se joue ici,
sans validation de la science,
sans connaissance à retenir,
sans voie express à emprunter,
c’est une reconnaissance directe,
une pure méditation,
un émerveillement sans fin.

Quand toutes les émotions s’envolent,
quand toutes les peurs s’évacuent,
quand toutes les angoisses disparaissent,
alors là,
là seulement,
oui, vous pouvez dire enfin
je médite.

Donc,
il est un chemin à prendre,
qui n’est ni celui d’une méditation,
ni celui d’une pensée lumineuse,
ni celui d’une supra conscience,
mais celui de voir et de sentir l’obscur en soi,
la peine en soi,
la peur en soi,
l’inavouable en soi,
la guerre en soi,
l’immense douleur d’une séparation qui est en chacun de nous.

Aucune méditation,
aussi utile qu’elle soit pour ‘se poser en soi’,
ne pourra jamais agir
sur la Vie que nous sommes d’ores et déjà,
mais il est une nécessité à admettre,
une évidence à ne plus nier,
celle que nous nous cachons,
depuis des lustres,
depuis notre enfance,
depuis toujours,
cette évidence de notre souffrance,
de notre peine,
de notre peur,
de notre terrible effroi,

face à notre vraie nature.

9 janvier 2017

L'écroulement

Quand tout s’est écroulé,
quand l’espoir de jours meilleurs s’en est allé,
quand plus rien ni personne ne peut vous consoler,
sur quelles bases voulez-vous reconstruire ?

La peine vous anéanti(e),
la peine ne peut pas plus vous anéantir,
vous êtes au cœur de la peine
et pourtant on vous dit qu’il faut vous reconstruire…

Comme un esclave qui se remet les chaines qu’on lui a coupées,
vous remontez les murs de votre prison
et on va vous acclamer pour ça.

Mais,
si tout en vous demande la Vie,
si tout en vous réclame la Paix,
si tout en vous implore la Joie,
alors,
abandonnez tout espoir de jours meilleurs,
restez au cœur de cette peine,
immergez-vous dans cette peine,
en pleine connaissance de cause,
voyez de quoi il en retourne.

Et réalisez que la peine n’a pas de fond
car au fond de la peine
réside la Joie.

7 janvier 2017

Se sauver

Se sauver,
se sauver de tous les malheurs,
se sauver
de toutes les souffrances,
se retirer
l’aiguille qui nous perce le coeur,
s’extraire
de notre enveloppe de boue toxique,
se laver
de notre monde intérieur
seul responsable
des malheurs du monde.

Se sauver,
se débarrasser
de notre vouloir,
de notre savoir,
de notre savoir-faire,
de notre savoir être,
reprendre à zéro tous les savoirs et tous les vouloirs,
se laisser aller à la volonté suprême,
celle qui n’est pas hors de nous,
celle qui n’est pas dans notre humanité,
celle qui naît à chaque instant,

dans notre cœur.

Se sauver,
sauver le monde.

29 décembre 2016

Tout l'Amour

Tout l'Amour que l'on ressent en soi,
fût-il infini,
ne peut briser les murs de celui ou celle qui a construit des murs
autour de son propre coeur d'Amour,
car on ne peut briser que ses propres murs,
mais
cette action a une portée bien au-delà de soi.

27 décembre 2016

Au départ


Au départ de notre souffrance, on croit qu'on est seul(e) avec cette souffrance.

Et puis, si on 'creuse' un peu, si on s'intéresse un tant soit peu à 'ce qui se passe', on comprend que cette souffrance ressentie en soi, elle est aussi exprimée dans les livres que l'on lit, dans les tableaux que l'on voit, dans les films que l'on regarde, à travers une expression artistique qui devient un peu comme une planche de salut, alors, on se sent moins seul(e), comme soigné(e) de notre solitude souffrante.

Et puis, on ressent qu'il reste encore un fond de souffrance et on se débat avec ça comme on peut.

Et puis, on réalise que notre intimité avec la souffrance est telle que, pour rien au monde, nous ne voulons la lâcher, ce qui nous fait redouter chaque occasion de nous en défaire. C'est un cap difficile à passer. Celui de voir cette intimité.

Et puis, nous rentrons dans la solitude extrême, celle qui annonce la FIN de la souffrance.

Mais, on ne peut pas passer de la solitude souffrante à celle qui ne souffre plus sans passer par la reconnaissance de notre intimité avec ce qui souffre en nous.

13 décembre 2016

La création du déni

Quand, enfant, tout, de l’intérieur, nous dit que le monde extérieur n’est pas aligné avec ‘ça’, qui est notre cœur pur, notre vérité d’amour, quand tout, à l’extérieur, nous dit que notre intérieur a tort, alors, pour protéger notre joyau inestimable, pour pouvoir continuer à vivre dans un monde ignorant de la vérité, nous mettons en œuvre le déni, qui nous fait renier tout ce que nous ressentons à l'intérieur, le déni, à la fois notre sauveur et le gardien de notre prison intérieure.

29 novembre 2016

En pratique aussi

Toutes nos tentatives pour 'aller mieux' se heurtent à cette matière psychique qui vit en nous et qui fait barrage à notre puissance de vie.

Au coeur de cette matière naît la résistance à tout ce qui peut s'y attaquer et la dissoudre. Autrement dit, nous voulons aller mieux sans toucher à ce qui nous empêche d'aller mieux... Ainsi, nous pouvons rester des années dans ces tentatives d'aller mieux, en expérimentant effectivement, de temps à autre, un mieux être sans réellement trouver un mieux être régénérant et durable.

Toutes les offres thérapeutiques, si elles ont une utilité certaine, se révèlent inefficaces pour s'attaquer directement à cette 'matière psychique' qui imprègne tout notre être au point de faire partie intégrante de notre identité. Les pratiques thérapeutiques ont plutôt tendance à renforcer ce sens d'identité alors que le véritable mieux-être passe par la dissolution de notre sens d'identité, ce qui n'est pas une 'mince affaire'. Ce travail de dissolution est délicat, il exige de la subtilité, du temps et demande une grande compréhension des rouages qui fonctionnent à l'intérieur de nous.

Néanmoins, il est possible de ressentir rapidement l'énergie de cette puissance de vie lorsque nous nous laissons aller à la sensation corporelle en présence d'une personne libérée du poids de cette matière qui est constituée de résidus de souffrance incrustés en nous.

28 novembre 2016

En pratique

La sensation de soi est un ressenti puissant, un ressenti d'Amour.

Dans notre vie 'normale', nous n'avons pas ce ressenti ou alors il se manifeste par instant seulement.
Pourtant, ce ressenti peut être développé jusqu'à nous laisser absorber complètement par la réalité d'Être.

La réalité d'Être se manifeste dans le corps, à travers la 'puissance de vie' qui irrigue tout notre corps.
Cette 'puissance de vie' est bien souvent réduite à une 'peau de chagrin' tant nos douleurs du passé se sont agglomérées dans notre chair au point de nous habiller d'une seconde peau que nous confondons avec la réalité de ce que nous sommes.

Pour ressentir pleinement notre belle puissance de vie, il est nécessaire de percer puis de dissoudre complètement cette seconde peau, même si nous ne la percevons pas comme telle.
C'est un travail qui passe par le corps et non par le mental.

Des techniques et des pratiques, venant principalement d'Orient, peuvent aider à développer cette puissance de vie mais, bien souvent, ici, en Occident, ces pratiques se révèlent inappropriées tant nos 'noeuds énergétiques' sont serrés et notre fonctionnement commandé par notre tête. Nous sommes focalisés sur notre bien-être, voulant à tout prix contrecarrer le mal-être quand il se présente à nous.

Alors, quelle est la voie ? Peut-être d'oublier la voie et de revenir au ressenti, à la sensation corporelle.

Après 10 années d'expérimentations intérieures, guidée par des enseignants de valeur lorsque c'était nécessaire et toujours accompagnée sur mon chemin, j'ai renoué, sans qu'il n'y ait rien de personnel à cela, avec ma puissance de vie. Rien de spécial pourtant. Juste une entrée dans la matière psychique et énergétique de l'Être. Mais cette 'entrée en matière' est une révolution, un mouvement de transformation et de guérison intenses. L'Être qui supplante la personne.

- page 1 de 8